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Apparu dans les années 60 aux États-Unis, le street-art ne cesse d’évoluer et de se réinventer. Ce mouvement artistique transforme nos rues en lieu d’expression. Vous vous demandez pourquoi nous parlons autant de street-art sur Amanni ? Toulousains, nous avons grandi au côté de l’art urbain. Dernièrement, l’exposition Mister Freeze nous a particulièrement inspirée. Découvrez sans plus attendre le street-art en 5 questions

1 – Quels sont les différents types de street-art ? 

Le street-art peut prendre des formes surprenantes, comme le yarn-bombing !

Le street-art prend des formes très variées. Si l’art urbain a débuté avec des graffitis, des tags, puis a continué avec l’utilisation de pochoirs et d’autocollants par exemple, il peut aujourd’hui aussi être sous forme d’installations de rue ou de projections vidéo. Il apparaît parfois sous un aspect plus surprenant, comme le yarn-bombing, aussi appelé tricot urbain. Cette technique consiste à recouvrir les bancs, lampadaires, arbres (en bref, tout élément qui compose nos rues) de tricot.

Loin d’être figé dans le temps, l’art évolue, innove. Pour les street-artistes, nos rues sont devenues un lieu d’expression. Ainsi, il y a fort à parier que l’art urbain nous surprenne dans les années à venir, entre interaction et numérisation.     

2 – Le street-art est-il éphémère ? 

Par nature, le street-art est éphémère. En effet, les projections vidéos, les installations, sont limitées dans le temps. Même dans le cas d’œuvres peintes, celles-ci sont soumises aux aléas des politiques urbaines, mais également aux conditions climatiques et à la pollution, qui vont contribuer à leur effacement. Celles-ci peuvent aussi être recouvertes par d’autres artistes. 

Parce qu’il est éphémère, parce qu’il prend vie dans nos rues, l’art urbain a cette particularité que comparé à d’autres formes d’art, il ne peut initialement être vendu. Cependant, ce n’est plus vrai aujourd’hui. Au cours des années 2010 notamment, l’artiste de street-art Banksy a vu plusieurs de ses œuvres être extraites, arrachées, de leur mur pour être vendues. 

3 – Comment apprendre le street-art ?

Vous avez envie de vous lancer dans le street-art ? Débutant dans l’art, vous vous demandez comment apprendre le street-art ? Avant de vous lancer à l’assaut des murs de votre ville, vous pouvez réfléchir aux questions suivantes : 

  • Quelle forme de street-art vous attire ?
  • Quels artistes/œuvres vous inspirent ?
  • Imaginons que vous voulez réaliser des fresques murales de type réalistes. Vous rêvez de peindre un mur entier, de susciter de l’émotion chez les passants, de laisser votre marque. Si vous partez de 0 en dessin ou peinture, il va falloir acquérir quelques bases en amont. Sinon, vous risquez de vite vous décourager face à votre mur. 

    Alors, suivez des artistes. Inspirez-vous de leur travail. Entraînez-vous à dessiner régulièrement, chez vous, sur du papier, ou sur des toiles. Pour développer votre style, pour devenir plus créatif, si possible, pratiquez tous les jours, même si c’est seulement 20 min. Au début, vous aurez tendance à reproduire, voire copier, vos artistes préférés. C’est normal. C’est ok, tant que vous en êtes conscients et que vous gardez vos reproductions pour vous. Petit à petit, en commençant à maîtriser la technique, vous trouverez votre propre patte, votre propre style. N’oubliez pas que Youtube regorge de tutos vidéos.

    Toulousains, n’hésitez pas à découvrir l’espace artistique proposé par le 50cinq pour en apprendre plus sur le street-art.  

    Cependant, avant de sortir vous promener avec vos bombes de peinture, nous vous conseillons de lire le paragraphe suivant. 

    4 – Est-ce que le street-art est légal ?

    C’est l’éternelle question épineuse. En France, la loi est claire. Si l’on se réfère au site du ministère de l’Intérieur, l’acte de vandalisme est décrit comme consistant « à détruire, dégrader ou détériorer volontairement le bien d’autrui. » Les tags, graffitis et inscriptions non autorisées sont répertoriés parmi les actes de vandalisme. 

    Cependant, d’après l’article L.112-1 du Code de la propriété intellectuelle, le droit d’auteur s’applique à « toutes œuvres de l’esprit, quels qu’en soient le genre, la forme d’expression, le mérite ou la destination ». Par définition, une œuvre d’art appartient à son artiste.

    Encore faut-il que le tag (ou graffiti, fresque murale, etc.) soit bien reconnu comme une œuvre d’art

    Alors, comment faire ? Les villes et communes ont aujourd’hui réalisé le pouvoir attractif du street-art et sa capacité à mettre en valeur certains lieux. Elles font donc appel à des artistes pour qu’ils viennent réaliser leurs œuvres sur leurs murs. Certaines proposent également des emplacements dédiés à l’art urbain. Si vous souhaitez éviter d’être condamné (la loi stipule qu’en cas de dommage important, un tag ou un graffiti est puni jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende), renseignez-vous directement auprès des mairies concernées.

    5 – Comment trouver du street-art dans sa ville ? 

    En France comme dans le monde entier, le street-art décore nos rues. Alors, comment trouver des œuvres de street-art dans sa ville ? Vous avez plusieurs options : 

  • faire du repérage en amont grâce aux sites internet des villes qui répertorient très souvent leurs œuvres pour booster le tourisme ;
  • télécharger l’application mobile Street Art Cities sur laquelle une carte interactive recense les œuvres de street-art de près de 500 villes ;
  • parcourir la carte Google Maps dédiée au street-art ;
  • (re)découvrir votre ville en flânant, sans oublier de lever les yeux.
  • Que vous viviez à Toulouse ou que vous soyez de passage pour un week-end, la ville rose est riche en œuvres de street-art. Alors n’hésitez pas à aller repérer au gré de vos promenades vos œuvres favorites ! Vous avez raté l’exposition de Mister Freeze ? Décorez vos murs de street-art avec l’artiste Toncé, qui était présent lors de cette expo.

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