Jacques Majos

Adepte de peinture, Jacques Majos se forme seul à la pratique de l’huile dès l’adolescence, s’appliquant à reproduire le plus fidèlement possible, au moyen de ses pinceaux, les sujets qu’il se plaît à photographier. Cette passion de jeunesse se verra par la suite quelque peu délaissée par les aléas de la vie, avant de retrouver toute sa ferveur en 1994, lorsqu’il fait l’expérience du maniement au couteau.

Épaulé par les nombreux conseils avisés que lui dispense Françoise Marié, professeur de peinture, durant quatorze années de travail à l’atelier, et profondément inspiré par la technicité picturale initiée par Gustave Courbet (1819-1877), le peintre s’exercera avec patience et assiduité à l’apprentissage de cette nouvelle pratique : “D’aucuns pensent généralement que la finesse est impossible à traduire avec un couteau et je n’ai eu de cesse tout au cours de mon travail que de chercher à l’atteindre pour mieux exprimer la sensibilité de la nature ou des objets”. C’est en ces termes que le peintre exprime avec une grande précision doublée d’humilité toute l’étendue de sa tâche.

Ainsi son travail au couteau a progressivement évolué vers des techniques personnelles qui reposent notamment sur l’application de couches de peinture fines à extrêmement fines permettant un contrôle rigoureux de la couleur et des éclairages, ce qui est essentiel pour exprimer la subtilité des ambiances lumineuses.

Ces couches minces, déposées successivement dans le frais (travail alla prima), se superposent à la manière d’un glacis et trouve leur plus belle application dans la représentation de l’eau. L’eau, point clé de ses toiles, est source de lumière et d’équilibre à la fois. Cependant Jacques Majos ne renie pas les épaisseurs de peinture ou les projections qu’il utilise volontiers pour mieux exprimer dans les espaces tourmentés la matière du sujet.

Œuvres proposées

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