Christophe Moulinier

Le chemin débuta dans le sud un jeudi du mois d’avril.
Les sens accrus dirigèrent rapidement l’intérêt vers toutes ces formes de vie. Ces formes
façonnées au cours de l’évolution, formes à la mécanique complexe et à l’âme énigmatique.
Si différentes, si similaires.
Le parcours fut quelque peu houleux le temps des études. En effet après un égarement total
dans des études dites « générales » l’architecture sembla combler la main désireuse de minutie et
l’esprit de mathématique. Mais il manquait quelque chose. Un besoin plus vicéral.
Fut alors prise la voie du graphisme, matière au dynamisme implacable et aux constructions
saillantes. La créativité s’exprimait, cependant le corps ne tenait plus en place.
Alors le diplôme en poche les deux trouvèrent conciliation de l’autre côté de l’océan.
Le cinéma fut une révélation.
De courte durée.
En effet des choix et des obligations firent quitter cette route pour retourner aux sources.
Les aléas de la vie qui nous rappelle que nous sommes là pour apprendre.
S’ensuivirent sept années dans le commerce, au cours de laquelle fut pris naturellement une voie
plus créative, celle du visuel merchandising. Un domaine très intéressant mêlant la mode, la
communication visuelle et l’espace.
Mais l’instinct était trop fort. Des pensées omniprésentes, une quête de sens, un besoin de se
retrouver voire même de se découvrir poussèrent à revenir à l’essence même de l’être.
L’Art.
Tous ces sentiments, ces émotions à saturation devaient remonter à la surface. Un besoin de
traduire, d’exprimer, de connecter, de montrer à l’autre ce qui était vu, perçu, ressenti.
C’est ainsi que les sens reprirent le contrôle, que ces questions sur la dualité, la bestialité,
l’humanité s’inscrivirent sur le papier, la toile, s’évertuant à libérer la bête et à l’unir à la personne
qui aspirait au fil de sa vie à devenir un sage.

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