Sandrine Verdier

Le murmure des corps

La sculpture de Sandrine Verdier fixe la vie dans la fugacité du mouvement. Elle se nourrit de l’histoire singulière des corps saisie dans l’instant. Sa plastique brute suggère le mouvement, sans l’enfermer dans une attitude définitive. Elle propose une voie, suscite des sentiments, mais n’impose pas de récit. Libérées des canons de l’esthétique formelle, la tension d’un muscle ou la saillance d’un os, dévoilent la confidence des corps dans une liberté charnelle jaillie de la matière.
Corps amants, corps souffrants, ou distendus par la maternité, les corps sculptés par Sandrine Verdier se racontent par fragments intimes, comme autant de récits secrets murmurés par la lumière et l’espace